les dirigeants africains appellent le FMI à décider rapidement sur les allocations DTS de 650 milliards USD.

Après deux jours de travaux portant sur le financement des économies africaines qui se sont déroulés du 17 au 18 mai 2021 à Paris en France, les dirigeants africains appellent le Fonds monétaire international à décider d’une allocation générale de droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI d’un montant sans précédent, qui devrait atteindre 650 milliards de dollars américains.

« Nous appelons le FMI à rapidement décider d’une allocation générale de droits de tirage spéciaux (DTS) d’un montant sans précédent, qui devrait atteindre 650 milliards de dollars américains, dont près de 33 milliards destinés à augmenter les avoirs de réserve des pays africains, et à la mettre en œuvre dans les meilleurs délais, et nous demandons aux pays d’utiliser ces nouvelles ressources
d’une manière transparente et efficace
 », peut-on lire dans le communiqué final.

Dans l’immédiat, notent les participants au Sommet sur le financement des économies africaines, la priorité absolue est de vaincre la pandémie.

Ces dirigeants reconnaissent, à cet effet, le rôle d’une immunisation à grande échelle contre la covid-19 en tant que bien public mondial et disent unir les efforts pour veiller à un accès équitable en Afrique à des vaccins, des traitements et des moyens de diagnostic sûrs et abordables grâce au dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la covid-19 (Accélérateur ACT) et à sa facilité COVAX, ainsi qu’à l’initiative AVATT de l’Union
africaine.

« Nous nous efforcerons d’accélérer ces efforts pour faire en sorte que l’Afrique reçoive davantage de vaccins, notamment en partageant les doses, en soutenant les
garanties de marché et en favorisant le commerce tout au long de la chaîne de valeur, ainsi qu’en développant les capacités locales nécessaires à la distribution des vaccins
 », renseigne le communiqué final de ces travaux.

Ils indiquent également qu’en partenariat avec le secteur privé, ils doivent accélérer la production de vaccins en renforçant les capacités locales sur le continent africain. Cela peut être, estiment ces dirigeants, facilité par un partage volontaire de la propriété intellectuelle et par le transfert actif des technologies et du savoir-faire, conformément aux cadres juridiques internationaux, par exemple par la mise en commun des licences et la conclusion d’accords de fabrication pour permettre une production locale.

« Nous nous appuierons sur le système financier international pour créer l’espace
budgétaire nécessaire aux économies africaines
 », ont-ils fait savoir.

Ils se disent déterminés à amplifier considérablement le système financier international en Afrique.

« Nous sommes déterminés à amplifier
considérablement son impact en Afrique en étudiant le prêt de DTS à titre volontaire par l’intermédiaire du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) du FMI, et en envisageant avec le FMI, la Banque mondiale et d’autres banques multilatérales de développement (BMD) diverses options supplémentaires pour
prêter des DTS en vue de soutenir la relance verte, résiliente et inclusive des membres du FMI, au sortir de la pandémie, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD).

Ce soutien sera complété par l’aide publique au développement (APD), une 20ème reconstitution ambitieuse des ressources de l’Association internationale de développement (AID-20), la 16ème reconstitution générale des ressources du Fonds africain de développement (FAD-16) en 2022 et la mobilisation de financements concessionnels
supplémentaires par le FMI, les banques et les fonds multilatéraux de développement, ainsi que les organismes bilatéraux de développement »
, se disent-ils.

Cet effort multilatéral s’articulera étroitement avec l’action du réseau des
banques publiques de développement africaines, en impliquant la Banque africaine de développement (BAD) et les institutions financières publiques nationales et régionales.

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