Des arrestations parmi les hauts gradés de la GR et d’autres unités des FARDC.

L’affaire «coup d’État» est loin d’appartenir au passé. Après le Conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, François Beya, une dizaine d’autres interpellations sont signalées. Il s’agit, a-t-on appris de sources proches du dossier, des hauts gradés de la Garde républicaine et d’autres unités des Forces armées de la RDC (FARDC).

La source parle aussi des civils parmi les personnes interpellées par l’Agence nationale de renseignements (ANR), l’unique service de l’Etat qui a la compétence d’entendre, de surveiller et d’interpeller tout citoyen, qui qu’il soit et quelle que soit sa fonction.

De quoi créditer la thèse de la Présidence de la république qui soutient qu’il s’agit d’une affaire qui touche à la sûreté de l’État. Intervenant sur les antennes de la RTNC, le porte-parole du chef de l’État, Kasongo Mwema a affirmé que les soupçons graves pèsent sur les personnes interpellées dans le cadre de cette affaire.

Dans les rues de Kinshasa, on s’interroge sur la suite réservée à cette affaire plus de deux semaines après l’arrestation de François Beya. Où en est-on? Le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité a-t-il été confronté à d’autres personnes interpellées ? C’est l’échantillon de questions que se posent des Congolais qui veulent que la lumière soit faite sur cette affaire qui continue à défrayer la chronique.

Ces questions sont d’autant plus légitimes pour la famille du conseiller spécial du chef de l’État qui souhaite voir leur « papa » être traité dans le strict respect des valeurs de l’Etat de droit. Elle pense qu’après plus de seize jours passés dans les locaux de l’ANR, François Beya doit être confronté à d’autres personnes interpellées afin d’établir sa culpabilité, ou encore qu’il soit relâché au cas où il se révélerait clean.

Arrêté le samedi 5 février dernier à son domicile à Kinshasa, François Beya, conseiller spécial du président Félix-Antoine Tshisekedi poursuit son séjour à l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Aux dernières nouvelles, le flic « XXL« , a déménagé de la cellule où il était détenu depuis seize jours pour un autre local.  

Depuis quelques jours, apprend-t-on, aucune visite n’est autorisée dans la cellule où le conseiller François Beya est détenu. Ce qui inquiète les membres de sa famille biologique. 

Ils pensent que, pour de loyaux services rendus à la nation, François Beya ne mérite pas cette traitement. Celui que l’on surnomme «Fantomas» est l’un des crack dans les questions sécuritaires en RDC.

La République démocratique du Congo (RDC) est encore le Zaïre lorsque François Beya fait ses premiers pas dans les services de renseignements au sein de ce qu’on appelait, dans les années 1980, le Centre national de documentation, puis au Conseil national de sécurité – sous la direction de Jean Seti Yale, puis d’Honoré Ngbanda.

Après un court exil, à la suite de la chute du régime du maréchal Mobutu, François Beya est revenu au pays pour servir le président Laurent-Désiré Kabila, puis Joseph Kabila, dont il a été notamment le directeur général de la Direction générale de migration (DGM).

Des fonctions qu’il a assumées jusque-là avec dextérité grâce à ses nombreuses formations suivies en Israël, aux États-Unis et en Europe.   O

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